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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 23:48
... suite à la publication des articles dans le Dauphiné et la Tribune, le 5 mars 2009.


L’article rendant compte du Conseil Municipal du mardi 3 mars, laisse entendre qu’il y a consensus sur les choix budgétaires, entre la Majorité Municipale et nous. Ce n’est absolument pas le cas.

 

Le Débat d’Orientation Budgétaire consiste à présenter les grandes lignes du budget concernant les Investissements ou le Fonctionnement. Ces choix sont ceux de la Majorité Municipale. Notre groupe aurait proposé un budget différent, avec d’autres priorités, pour le social, la culture, la jeunesse, le développement urbain et le soutien au centre ville, … sur lesquelles nous reviendrons lors du vote du budget. Mais il n’est pas dans nos attributions de mettre notre programme en application, et la présentation de mardi dernier n’était sanctionnée par aucun vote.

Nous avons eu comme le dit votre article, des réunions préparatoires durant lesquelles nous avons été informés des choix majoritaires, expliquant sans doute le peu de questions posées lors du dernier Conseil Municipal qui concernait uniquement les investissements.


Ceci ne préjuge en rien de notre position lors du vote final : il n’y a eu aucun accord préalable sur le budget.
 

 

Pierrelatte, le 6 mars 2009.


Par Oser Pierrelatte Autrement
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 23:39




Par Oser Pierrelatte Autrement
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 23:04

(N°3 Janvier 2009)


À propos de la vidéosurveillance


La vidéosurveillance peut-elle être un élément d’une politique de sécurité ?
Nous n’avons pas sur ce sujet de position dogmatique. D’ailleurs ce dispositif relève d’un cadre législatif et réglementaire précis et nécessite une autorisation préfectorale. Des études récentes ont montré qu’en Grande-Bretagne, par exemple, les millions de caméras installées n’ont pas amélioré la situation et en tout cas, n’ont pas réglé le problème de l’insécurité.  Elle peut avoir son utilité dans certains cas  (centre technique, parking,  installations où le risque de vol, voire d’agression est important). Certes, elle augmente le risque de  « se faire prendre » mais il y a dans l’acte délinquant une sorte de défi qui conduit parfois à un résultat contraire au but recherché.

 

 De plus, les caméras placées dans l’espace public ne font souvent que déplacer les problèmes vers un espace voisin. Très récemment encore, on a assisté dans notre ville à une importante vague de cambriolages aux domiciles de particuliers. Compte tenu de la diversité de leurs localisations, on voit bien les limites du système. On ne peut tout de même pas couvrir la ville de caméras. On rentrerait alors dans un engrenage que nous rejetons clairement. Il faut donc être très prudents et cibler les lieux où ce système de surveillance pourrait avoir une réelle utilité et efficacité. Nous ne voulons pas d’une société de la peur, policière et sécuritaire.

 

Notre position est claire. Il y a un droit à la sécurité qu’il faut assurer mais on doit préserver les libertés, le droit à la vie privée et le mieux vivre ensemble. Il faut aussi et surtout avoir une vision globale et donc agir sur le fond, dans la durée et pas seulement sur les symptômes. Dans cet esprit, la vidéosurveillance n’est sûrement pas la solution miracle et, de plus, elle risque de représenter une dépense excessive pour la commune, sans apporter les améliorations escomptées. La ville de référence, Pont-Saint-Esprit, n’est certainement pas, à nos yeux, l’exemple à suivre. Développer une politique sociale, culturelle et éducative ambitieuse nous semble  ainsi très important, efficace et  urgent, sans oublier toutes les actions de prévention absolument indispensables.

 

 Pour nous, pas de rejet systématique, mais comme la décision d’implanter la télésurveillance est prise, de nombreuses questions se posent. Quelle méthode d’évaluation des besoins et plus tard, des résultats ? Quelle prise en compte de l’avis de la population et des « riverains » ? Quel pilotage du projet ? Quelle garantie de « transparence », notamment pour que les  implantations dans les zones sélectionnées servent l’intérêt général ? Nous serons donc vigilants sur les choix opérés, les lieux d’implantation, mais aussi le coût pour la collectivité et le respect de la vie privée. C’est en fonction de ces critères que nous prendrons position.

 

En ce début 2009, notre groupe vous souhaite santé et bonheur !

Que cette nouvelle année soit celle de la paix, de  plus de justice, de la solidarité et du mieux vivre ensemble dans notre ville. Avec le développement de l’économie, de la formation et de l’emploi, ce sera le sens de notre action au Conseil Municipal comme nous nous y sommes engagés lors des dernières élections en Mars dernier...

 

Par Oser Pierrelatte Autrement
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 22:49

(N° 2 - Oct-Nov 2008)

Un groupe d’opposition ne décide pas de la politique d’une ville
. Mais notre position est claire : être vigilants, dénoncer ce qui ne sert pas l’intérêt public, et tenter d’infléchir l’action communale. Deux illustrations :  

1 - Une gestion des zones industrielles qui finira par entraver notre développement économique

 

L’espace foncier disponible dans notre ville se fait rare : la municipalité a vendu aux entreprises des terrains trop étendus au regard de leurs besoins réels. Que d’espace gaspillé !

 

La viabilisation des terrains coûte à la collectivité (il n’est d’ailleurs pas acceptable que la ville assume des dépenses, clôtures, plantations, ne lui incombant pas).

 

Pour autant, dans une situation de crise de son bassin d’emplois, Pierrelatte a besoin de développement économique et doit promouvoir l’implantation d’entreprises nouvelles.

 

Les études économiques ont toutefois montré que du fait de la rareté des terrains, il fallait se montrer sélectifs, en privilégiant les entreprises peu polluantes garantissant un nombre élevé d'emplois au mètre carré.

 

Toute implantation  devrait ainsi faire l’objet d’une évaluation des « bénéfices » qu’en retire la collectivité : il ne s’agit pas uniquement de bénéfices financiers, mais aussi et surtout de création d’emplois, d’image pour la ville, de synergies avec le tissu économique local Il faut aussi évaluer ce que l’opération « coûte » à la ville, en espace consenti ou en viabilisation.

 

Bref, avant d’attribuer des parcelles, il est normal de s'assurer que la collectivité en retire un avantage, et que la surface vendue est adaptée aux besoins, car ces terrains sont le bien de tous les Pierrelattins.

 

Aujourd’hui, ces évaluations ne sont pas effectuées, et la majorité municipale ne répond pas, quand nous demandons le coût réel, pour la ville, des terrains qu’elle cède. Parce que nous souhaitons durablement développer l’emploi et dynamiser notre économie, nous voulons de la transparence et de la méthode dans l’attribution des parcelles, comme dans l’établissement de leur prix et de leur surface.

 

Pour exprimer notre position de manière forte, nous avons décidé de voter symboliquement contre toutes les cessions de terrain, tant qu’il n’y aura pas de règles de gestion claires et adaptées. Cette position est conforme à l’intérêt général et à l’objectif de développement durable qui ne doit pas rester un slogan vide de sens.

 

2 – Une bibliothèque qui ne sera pas réellement municipale !...

 

Nous nous sommes toujours prononcés pour une gestion municipale, comme l’ont fait toutes les villes de plus de 10 000 habitants de Rhône Alpes. Ce n’est pas l’option prise. Aujourd’hui, les locaux sont plus vastes, une personne qualifiée a été recrutée et une nouvelle convention vient d’être signée avec l’association qui en assurait la gestion.

 

Nous avons veillé à ce que ces évolutions soient porteuses d’améliorations : animations en direction de publics diversifiés, notamment scolaires, horaires d’ouverture étendus, gratuité pour les jeunes Pierrelattins et création d’un espace multimédia encadré…

 

Des divergences avec l’association signataire de la convention ont retardé l’ouverture prévue début septembre. Afin d’éviter d’éventuels conflits, nous proposons que la commune se charge de la gestion de la bibliothèque, qu’elle en développe les services et en fasse un lieu d’animation pour diverses activités culturelles. Cela a un coût. Mais la Culture est un droit pour chacun et un investissement pour le futur.  

 

 

Par Oser Pierrelatte Autrement
Mercredi 16 avril 2008 3 16 /04 /Avr /2008 09:21
Déclaration lue avant le vote, mardi 15 avril 2008

Le vote du budget est un moment essentiel pour le Conseil Municipal. En effet, c’est un choix éminemment politique, dans tous les sens du terme, puisqu’il est l’expression des orientations et des choix de gestion d’une municipalité, tant en fonctionnement qu’en investissements.

Encore faut-il que ces derniers soient réalisés, ce qui n’a pas été le cas en 2007 puisque le taux de réalisation est très faible. Les « tracasseries »  administratives peuvent-elles justifier à elles seules ces retards ? Nous nous attacherons à en connaître les raisons précises.

 

La dernière campagne électorale a par ailleurs montré les divergences de conception de la gestion communale entre notre groupe, aujourd’hui dans l’opposition, et le groupe majoritaire.

Le budget, ce ne sont pas seulement des millions d’euros en recette et dépense, ce n’est pas un simple exercice comptable, c’est bien plus que cela. On ne vote pas uniquement  pour des montants inscrits sur une ligne budgétaire mais sur leur utilisation.

Avec la même somme, et a fortiori si les montants ne sont pas identiques, les choix peuvent être très différents notamment en ce qui concerne :

la gestion du personnel communal (qui fait quoi ? quelle formation ? quel recrutement ? quel dialogue ?),

les politiques sociales et éducatives : quelle application du CUCS ? (s’il est signé un jour…), y aura-t-il enfin une vraie politique vis-à-vis de la jeunesse ?

Quant aux politiques économiques : quels partenariats, quelles actions pour stimuler le dynamisme de notre commune, ou défendre notre cœur de ville ?

Nous n’oublions ni la culture (qualité, tarifs différenciés, médiathèque à gestion municipale), ni le patrimoine (pas de mise en valeur de notre patrimoine historique ni du Rocher), ni le sport

Nous aurions aimé aussi qu’il y ait enfin une vision cohérente de l’urbanisme et une réelle prise en compte du développement durable.

Au final, nous regrettons que ce budget qui ne répond pas aux besoins de la ville, entraîne une augmentation de plus de 3% de la fiscalité locale, ce qui pèsera sur les foyers pierrelattins.


Nous avons été élus sur la base d’orientations et de propositions, que vous aurez reconnues dans les questions que nous venons de poser. Elles ne sont, pour l’essentiel, pas celles que vous avez défendues et qui naturellement se retrouvent dans votre budget. 
 

De plus, on nous explique les difficultés de préparation du budget compte tenu de la campagne électorale, ce qui n’a permis ni débat d’orientation, ni présentation des choix majoritaires, en fonctionnement comme en investissement.

Mais force est de constater que nous aurions pu disposer des comptes administratifs 2007 plus tôt, et que nous n’avons eu connaissance du détail du budget d’investissement qu’aujourd’hui. Comment, dans ces conditions, exercer notre responsabilité d’élus pour veiller à la juste utilisation des fonds publics ?

Et pourtant, ce budget va engager la commune pour une année. Il appelle de nombreuses questions que nous n’aurons pas eu le loisir d’approfondir. Nous le regrettons vivement. 

Pour l’ensemble de ces raisons, assumant notre responsabilité d’élus d’opposition et respectant le choix de nos électeurs, nous voterons contre le budget que vous nous présentez aujourd’hui.

Par Oser Pierrelatte Autrement
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