Partager l'article ! Tribune des élus d'Opposition dans la revue "Pierrelatte ma ville": (N° 2 - Oct-Nov 2008) Un groupe d’opposition ne décide pas de l ...
(N° 2 - Oct-Nov 2008)
Un groupe d’opposition ne décide pas de la politique d’une ville.
Mais notre position est claire : être vigilants, dénoncer ce qui ne sert pas l’intérêt public, et tenter d’infléchir l’action communale. Deux illustrations :
1 - Une gestion des zones industrielles qui finira par entraver notre développement économique
L’espace foncier disponible dans notre ville se fait rare : la municipalité a vendu aux entreprises des terrains trop étendus au regard de leurs besoins réels. Que d’espace gaspillé !
La viabilisation des terrains coûte à la collectivité (il n’est d’ailleurs pas acceptable que la ville assume des dépenses, clôtures, plantations, ne lui incombant pas).
Pour autant, dans une situation de crise de son bassin d’emplois, Pierrelatte a besoin de développement économique et doit promouvoir l’implantation d’entreprises nouvelles.
Les études économiques ont toutefois montré que du fait de la rareté des terrains, il fallait se montrer sélectifs, en privilégiant les entreprises peu polluantes garantissant un nombre élevé d'emplois au mètre carré.
Toute implantation devrait ainsi faire l’objet d’une évaluation des « bénéfices » qu’en retire la collectivité : il ne s’agit pas uniquement de bénéfices financiers, mais aussi et surtout de création d’emplois, d’image pour la ville, de synergies avec le tissu économique local… Il faut aussi évaluer ce que l’opération « coûte » à la ville, en espace consenti ou en viabilisation.
Bref, avant d’attribuer des parcelles, il est normal de s'assurer que la collectivité en retire un avantage, et que la surface vendue est adaptée aux besoins, car ces terrains sont le bien de tous les Pierrelattins.
Aujourd’hui, ces évaluations ne sont pas effectuées, et la majorité municipale ne répond pas, quand nous demandons le coût réel, pour la ville, des terrains qu’elle cède. Parce que nous souhaitons durablement développer l’emploi et dynamiser notre économie, nous voulons de la transparence et de la méthode dans l’attribution des parcelles, comme dans l’établissement de leur prix et de leur surface.
Pour exprimer notre position de manière forte, nous avons décidé de voter symboliquement contre toutes les cessions de terrain, tant qu’il n’y aura pas de règles de gestion claires et adaptées. Cette position est conforme à l’intérêt général et à l’objectif de développement durable qui ne doit pas rester un slogan vide de sens.
2 – Une bibliothèque qui ne sera pas réellement municipale !...
Nous nous sommes toujours prononcés pour une gestion municipale, comme l’ont fait toutes les villes de plus de 10 000 habitants
de Rhône Alpes. Ce n’est pas l’option prise. Aujourd’hui, les locaux sont plus vastes, une personne qualifiée a été recrutée et une nouvelle convention vient d’être signée avec l’association qui
en assurait la gestion.
Nous avons veillé à ce que ces évolutions soient porteuses d’améliorations : animations en direction de publics diversifiés, notamment scolaires, horaires d’ouverture étendus, gratuité pour les jeunes Pierrelattins et création d’un espace multimédia encadré…
Des divergences avec l’association signataire de la convention ont retardé l’ouverture prévue début septembre. Afin d’éviter d’éventuels conflits, nous proposons que la commune se charge de la gestion de la bibliothèque, qu’elle en développe les services et en fasse un lieu d’animation pour diverses activités culturelles. Cela a un coût. Mais la Culture est un droit pour chacun et un investissement pour le futur.