bout-home.jpg retour à l'accueil
Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 23:04

(N°3 Janvier 2009)


À propos de la vidéosurveillance


La vidéosurveillance peut-elle être un élément d’une politique de sécurité ?
Nous n’avons pas sur ce sujet de position dogmatique. D’ailleurs ce dispositif relève d’un cadre législatif et réglementaire précis et nécessite une autorisation préfectorale. Des études récentes ont montré qu’en Grande-Bretagne, par exemple, les millions de caméras installées n’ont pas amélioré la situation et en tout cas, n’ont pas réglé le problème de l’insécurité.  Elle peut avoir son utilité dans certains cas  (centre technique, parking,  installations où le risque de vol, voire d’agression est important). Certes, elle augmente le risque de  « se faire prendre » mais il y a dans l’acte délinquant une sorte de défi qui conduit parfois à un résultat contraire au but recherché.

 

 De plus, les caméras placées dans l’espace public ne font souvent que déplacer les problèmes vers un espace voisin. Très récemment encore, on a assisté dans notre ville à une importante vague de cambriolages aux domiciles de particuliers. Compte tenu de la diversité de leurs localisations, on voit bien les limites du système. On ne peut tout de même pas couvrir la ville de caméras. On rentrerait alors dans un engrenage que nous rejetons clairement. Il faut donc être très prudents et cibler les lieux où ce système de surveillance pourrait avoir une réelle utilité et efficacité. Nous ne voulons pas d’une société de la peur, policière et sécuritaire.

 

Notre position est claire. Il y a un droit à la sécurité qu’il faut assurer mais on doit préserver les libertés, le droit à la vie privée et le mieux vivre ensemble. Il faut aussi et surtout avoir une vision globale et donc agir sur le fond, dans la durée et pas seulement sur les symptômes. Dans cet esprit, la vidéosurveillance n’est sûrement pas la solution miracle et, de plus, elle risque de représenter une dépense excessive pour la commune, sans apporter les améliorations escomptées. La ville de référence, Pont-Saint-Esprit, n’est certainement pas, à nos yeux, l’exemple à suivre. Développer une politique sociale, culturelle et éducative ambitieuse nous semble  ainsi très important, efficace et  urgent, sans oublier toutes les actions de prévention absolument indispensables.

 

 Pour nous, pas de rejet systématique, mais comme la décision d’implanter la télésurveillance est prise, de nombreuses questions se posent. Quelle méthode d’évaluation des besoins et plus tard, des résultats ? Quelle prise en compte de l’avis de la population et des « riverains » ? Quel pilotage du projet ? Quelle garantie de « transparence », notamment pour que les  implantations dans les zones sélectionnées servent l’intérêt général ? Nous serons donc vigilants sur les choix opérés, les lieux d’implantation, mais aussi le coût pour la collectivité et le respect de la vie privée. C’est en fonction de ces critères que nous prendrons position.

 

En ce début 2009, notre groupe vous souhaite santé et bonheur !

Que cette nouvelle année soit celle de la paix, de  plus de justice, de la solidarité et du mieux vivre ensemble dans notre ville. Avec le développement de l’économie, de la formation et de l’emploi, ce sera le sens de notre action au Conseil Municipal comme nous nous y sommes engagés lors des dernières élections en Mars dernier...

 

Par Oser Pierrelatte Autrement
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus